Bullshit

Posté le : 28 janvier 2019

Bullshit

Expression anglophone et argotique qui signifie littéralement merde de taureau, le terme bullshit est à la mode. D’ailleurs, outre l’usage que nous allons expliquer il s’emploie également dans l’expression bullshits jobs (boulots à la con) popularisée par David Greaber.

Dans le contexte qui nous intéresse, celui de la post-vérité, ce terme difficile à traduire se rapproche des vocables français connerie, baratin, foutaise ou encore boniment.
Conceptualisé par le philosophe Harry Frankfurt, dans son essai intitulé On bullshit , publié pour la première fois en 1986 et traduit en français en 2006 sous le titre De l’art de dire des conneries, le bullshit désigne un discours qui n’a aucun sens qui ne se réfère à rien de réel.
Sorte d’enfumeur, le bullshitteur, se fiche totalement de la vérité auquel il ne se réfère pas, qu’il n’a nul besoin de connaître et qu’il ne cherche même pas à maquiller contrairement au menteur de la vielle école.
Pour le bullshiteur seuls comptent les bénéfices qu’il attend
de son discours, le plus souvent politiques ou médiatiques.

Sources

« Globish Glossaire », Médium, 2017/3 (N° 52-53), p. 217-257. URL : https://www.cairn.info/revue-medium-2017-3-page-217.htm (consulté le 28/01/2019)

« Total Bullshit » : une tentative de doter dun corpus théorique la notion de « postvérité »  lundi 19 mars 2018 (consulté le 28/01/2019 sur europresse https://nouveau.europresse.com/Link/LYONT_5/news%c2%b720180319%c2%b7LMF%c2%b75272915)

Harry G. Frankfurt, De l’art de dire des conneries : on bullshit, Paris : Mazarine, 2017 [Disponible à la bibliothèque]

Sebastian Dieguez, Total bullshit ! Aux sources de la post-vérité, Paris : PUF, 2018 [Disponible à la bibliothèque]

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