Lettre d’info de la bib – 8 février 2018

Posté le : 8 février 2019

Au sommaire
Actu bib : Horaires
Focus : Mir@bel 2018
Docs en stock : Quoi de neuf sur les étagères ? / Cahiers français en don
Carte blanche : Stéphane Corcuff (enseignant)

Actu bib

Horaires
Durant la semaine de vacances d’hiver, du 18 au 22 février 2019, la bibliothèque passe en horaires réduits :
8h30 – 18h du lundi au jeudi et 8h30-17h30 le vendredi.
Reprise des fermetures à 19h à partir du 25 février 2019.

Focus

Mir@bel 2018
Mir@bel, le site qui facilite l’accès aux revues et propose des liens vers le texte intégral, les sommaires, les résumés ou l’indexation des articles dresse son bilan 2018. Fort de plus de 5000 revues et renvoyant vers plus de 50 000 liens, Mir@bel et son réseau vous proposent désormais, dès la page d’accueil, une recherche thématique.
Retrouvez toute l’actualité du réseau Mir@bel !

Docs en stock

Quoi de neuf sur les étagères ?
Dans le cadre de la semaine verte proposée par l’association Volonterre, du 11 au 15 février, la Bibliothèque se propose de vous faire découvrir, au niveau 0, une sélection de ses livres les plus verts !
Transition écologique, développement durable, biodiversité, décroissance… notre sélection interroge l’ensemble de ces sujets, cherche à les définir, afin de vous permettre d’en comprendre les enjeux, nationaux et internationaux, et peut-être de trouver des solutions. L’occasion d’aller à la rencontre des grands penseurs de la cause environnementale : Naomi Klein, Pierre Rabhi, Muhammad Yunus…

Aux côtés de cette sélection généraliste, une seconde vient accompagner, comme à notre habitude, la conférence de Henri Pena-Ruiz « MARX, PENSEUR ÉCOLOGISTE », qui se tiendra à Sciences Po Lyon, jeudi 14 février.
Pour approfondir la question ou simplement découvrir les écrits des deux auteurs, venez découvir cette sélection également au niveau 0.

Enfin, la bibliothèque fêtera les amoureux (Saint-Valentin oblige) avec une sélection de livres, plus que sérieux, sur l’expérience amoureuse, la séduction, l’histoire du couple… Dès lundi 11 février, au niveau 1.


Cahiers français en don

De nombreux exemplaires du n° 404 des Cahiers français (mai-juin 2018) nous ont été gracieusement donnés par La Documentation française.
Ils sont à votre disposition à l’accueil de la bibliothèque (près de la boîte à dons).

Carte blanche par Stéphane Corcuff (enseignant)

Coste François-Louis, Trois erreurs judiciaires: Deux innocents condamnés, un crime et sa victime abandonnés, Paris, Editions Dalloz, coll.« Les sens du droit », 2018.

[Repris d’un post de Stéphane Corcuff sur sa page Facebook avec son accord]
J’ai lu ce livre en une nuit. « Trois erreurs judiciaires » a été publié il y a peu chez Dalloz, et va, j’espère, marquer son temps.

Didactique et intelligent dans sa déconstruction du mécanisme de l’erreur judiciaire, il est, de ce fait, une redoutable analyse de la difficulté, et de la responsabilité, du jugement. Il apparaît clairement que son auteur, qui a été un grand avocat général représentant l’Etat et la République, est d’une grande humilité, d’une profonde intelligence, et d’une grande humanité.

Ce livre donne des frissons. Quand on voit comment un juge peut sceller la vie d’un homme sur la foi d’un dossier mal monté ; de preuves mal comprises ; d’interrogatoires orientés ; d' »aveux » obtenus de personnes non-coupables moins par la force ou la manipulation que par l’épuisement des suspects ; de règles de droits bafouées… on a peur.

Mais ce qui est le plus angoissant, c’est ce que décrit d’emblée l’auteur, et qui semble le hanter : la facilité avec laquelle s’impose à l’esprit l’évidence de la preuve, et qu’une fois la conviction acquise, elle orientera le reste comme dans un tunnel dont l’inspecteur ou le juge ne sortira plus, alors que le condamné n’était pas le coupable. Angoissant, dans la mesure où la justice n’est que l’institutionnalisation visible et collective de processus qui ont lieu tous les jours, dans tous les rapports humains, dans la société tout entière : le jugement, le ressenti, la vindicte, la faible hauteur de vue, l’absence de compassion, la volonté de juger et de classer vite, pour passer à la suite… ou rapidement oublier les doutes sur la légitimité de ses propres actes.

Ce ne sont pas que les élèves de l’Ecole Normale de la Magistrature qui doivent le lire, mais tous les citoyens. Et, parmi elles et eux, toutes celles et tous ceux qui jugent vite mais pas toujours bien. Et l’on imagine ce que cela a été pour l’auteur, François-Louis Coste, de replonger des années après dans ce qui a du être émotionnellement et professionnellement très dur.

Les horaires